8 ans de prison pour un pirate informatique

Un pirate informatique japonais, qui avait littéralement joué au chat et à la souris avec la police, a été condamné à huit ans de prison pour avoir menacé de mort plusieurs personnes à maintes reprises en lançant des messages en ligne.

yusuke-katayamaYusuke Katayama, un féru d’informatique de 32 ans aujourd’hui, avait fait tourner en bourrique de fin 2012 à début 2013 les limiers nippons et le FBI américain.

Il avait réussi à faire envoyer des messages d’intimidation par plusieurs ordinateurs de particuliers et entraîné les forces de l’ordre sur de fausses pistes.

«C’est un acte vicieux de cyber-crime», a conclu le juge.

M. Katayama, qui avait d’abord nié être impliqué dans cette affaire, a fini par reconnaître les faits.

Un jour, il avait menacé de faire un massacre au Comic Market, un rassemblement géant de fans de manga, et un autre de s’en prendre aux petits-enfants de l’empereur.

Patiemment, la police a remonté les courriels et autres traces sur l’internet, puis arrêté successivement quatre personnes. Fausses pistes: deux ont eu beau avouer, les enquêteurs se sont trompés. Mais les quatre avaient cependant un point commun: leurs ordinateurs avaient été infectés par un virus et M. Katayama a avoué être celui qui en avait pris le contrôle à distance.

Ce «cheval de Troie» entrait dans les PC via un lien publié sur le forum 2-channel, essentiellement fréquenté par de jeunes hommes nippons.

Le serveur qui héberge cet espace de discussion entre anonymes étant situé aux États-Unis, le Bureau fédéral d’investigation (FBI) avait dû entrer dans la danse.

La police nippone en était même arrivée à proposer en décembre 2012 une prime de 3 millions de yens (environ 32 000 $) pour obtenir des informations qui permettraient de mettre la main sur le coupable, ce qui fut fait en février suivant.

M. Katayama s’était aussi entre-temps amusé à assigner des «missions» à des journalistes, avocats et d’autres destinataires de lettres avec plusieurs énigmes à résoudre, dont celle de retrouver un chat portant un collier rose auquel est attachée une carte-mémoire avec le fichier du virus et des explications sur les motivations de l’auteur de ces messages.

Cette action de trop mit la puce à l’oreille de la police qui jeta ses yeux sur les caméras de surveillance sur le lieu désigné, à savoir l’île d’Enoshima (près de Tokyo), pour y découvrir la silhouette de M. Katayama.

Traqué par les médias avant même son arrestation, ce célibataire sans enfant est décrit comme un adepte d’un café internet du quartier tokyoite d’Akihabara ainsi que de «cafés à chats», lieux en vogue où les clients, dont beaucoup d’hommes esseulés, viennent caresser des chats.

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