Accusé de haute trahison après avoir critiqué Apple et Amazon

wallstreet

Wall Street n’aime pas les traîtres  !

 

L’analyste financier Roannie Moas paie le prix de sa « trahison » car il a publié une étude qui recommande de vendre en Bourse les actions Apple, Amazon et Philip Morris, pour des raisons éthiques et non économiques ou financières. Une première dans l’histoire de Wall Street..

Il a donc subit un véritable lynchage médiatique de la part de certains éditorialistes, dont M. Jonathon M. Trugman, du New York Post, qui juge son analyse « pleines d’idioties aux conséquences dangereuses pour les investisseurs ».

Il aurait même reçu des menaces de mort, selon M, Al Lewis de Marketwatch et du Wall Street Journal.

Que les fonds spécialisés dans la finance éthique pointent du doigt les pratiques sociales et environnementales de quelques multinationales est relativement courant. Mais qu’un analyste traditionnel critique ouvertement la fortune de M. Jeff Bezos, patron d’Amazon, ou les 150 milliards de cash d’Apple, première capitalisation boursière mondiale, est exceptionnel et incompréhensible au royaume de la finance.

Dans le New York Post  M .Trugman s’indigne, avant de préciser qu’Apple paie les salariés chinois près de trois fois le tarif horaire moyen de $1,19.

« Apple et Amazon emploient plus de 200 000 personnes et font travailler indirectement des centaines de milliers de personnes à travers le monde »,

Il est vrai que M. Ronnie Moas n’y est pas allé avec le dos de la cuillère.

« Le fait qu’Apple paie ses employés 2 dollars de l’heure alors qu’ils ont en banque 150 milliards de dollars n’est rien d’autre qu’indécent. » Amazon est aussi épinglé : « J’ai lu il y a peu de temps des informations qui évoquent la pression dont font l’objet les employés d’Amazon, et dans le même temps, Jeff Bezos et son indécente fortune de 27 milliards de dollars est sur son yacht dans les îles Galapogos. 27 milliards… et cet homme ne traite pas ses salariés de manière équitable. »

Quant au fabricant de cigarettes Philip Morris, il a mentionné que ces actions sont conseillée à la vente et ce, pour ses « poumons noirs et le sang de 500 millions de personnes sur les mains ».

Conscient du tollé suscité, Ronnie Moas avoue courir le risque d’être inscrit sur une liste noire par le milieu des affaires. Effectivement, l’entreprise de conseils qu’il a fondé a perdu des clients suite à ses commentaires publics.

Malgré tout, il entend poursuivre sa croisade éthique :

« Je pense que ce que je fais est ce qui est bien »

PARTAGER

Commentaire Facebook !