La clé de la créativité est dans la connexion des hémisphères du cerveau

Neurone

Les personnes les plus créatives sont celles dont les deux hémisphères du cerveau se connectent le plus entre eux. C’est ce que dévoile une étude américaine, qui a scruté la réaction des neurones dans 68 régions du cerveau.

Longtemps envisagé comme le Graal de l’imagination, l’intuition, l’approche artistique, visuelle et auditive, l’hémisphère gauche de notre cerveau ne serait pas le seul en jeu pour nous rendre créatifs, souligne une étude américaine de la Duke University.

En réalité la capacité du cerveau, véritable autoroute composée de multiples réseaux câblés, à augmenter la connexion entre les neurones d’un hémisphère à l’autre, provoque des réponses plus créatives, conclut l’étude.

Grâce à une technique, appelée RIM, une équipe de chercheurs de l’université du Nouveau-Mexique a scruté l’ensemble des trajets des axones, dont le rôle est de conduire l’information entre les neurones, dans le cerveau de jeunes lycéens et les ont convertis en images 3D sous forme de diagramme représentant les aires du cerveau.

Pour évaluer la créativité des participants, ils ont été soumis à des tests très variés. Une première série d’exercices consistait à résoudre des problèmes appelés “la pensée divergente”, à donner le plus de réponses possible à une question et à produire là aussi le plus grand nombre de dessins géométriques en l’espace de 5 minutes.

Ensuite, ils ont dû imaginer de nouvelles utilisations pour des objets quotidiens, comme une brique ou un trombone. Enfin, ils ont aussi rempli un questionnaire indiquant leurs réalisations dans dix domaines, y compris les arts visuels, la musique, l’écriture, la danse, la cuisine et la science.

La structure du cerveau pourrait prédire nos aptitudes

D’après les résultats, les 15% des personnes les plus créatives selon les scores des tests affichaient beaucoup plus de connexions entre les hémisphères droit et gauche au niveau du lobe préfrontal, comparativement aux 15% les moins créatifs.

Au-delà de la créativité, on pourrait imaginer, grâce à l’étude de la structure du cerveau, connaître ce pour quoi nous serions faits ou meilleurs et y voir même la photographie de notre QI, souligne l’étude.

Dans l’optique de détecter des maladies, les chercheurs envisagent grâce à ses techniques d’ imagerie cérébrale, encore peu développées il y a 5 ans, d’identifier les premiers signes de l’épilepsie, la schizophrénie ou encore la maladie d’Alzheimer et les traumas.

Plusieurs techniques, basées sur la concentration et la visualisation, comme la sophrologie ou la méditation sont reconnues pour favoriser la plasticité cérébrale, une fonction qui permet de renouveler ses réseaux de neurones. En neurologie, l’art-thérapie commence à faire l’objet d’étude pour aider les patients à retrouver leur capacité cognitive après un accident vasculaire cérébral (AVC).

Ces travaux sont publiés dans la revue scientifique Bayesian Analysis.

SourceBayesian Analysis et RelaxNews
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