Contre l’obésité, rééquilibrez votre ratio entre oméga-6 et oméga-3

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Une nouvelle étude, publiée dans la revue en ligne Open Heart, montre que pour combattre l’obésité, notre régime alimentaire doit comporter beaucoup plus d’acides gras oméga-3 et beaucoup moins d’oméga-6.

Le but ? Arriver à rééquilibrer le ratio entre ces deux familles d’acides gras essentiels, fortement déséquilibré par les bouleversements technologiques modernes.

Les chercheurs ayant mené cette étude pensent que pour la santé, il est préférable de travailler à rétablir l’équilibre entre les oméga-6 et les oméga-3 dans notre régime alimentaire plutôt que de continuer à suivre les politiques et recommandations nutritionnelles officielles, qui se focalisent sur les calories et la dépense d’énergie et ont “échoué lamentablement au cours des 30 dernières années”, selon les docteurs Artemis Simopoulos, médecin fondateur du Center for Genetics, Nutrition and Health (Washington), et James DiNicolantonio, du Saint Luke’s Mid America Heart Institute (Kansas City).

En effet, les avancées technologiques et les techniques agricoles modernes ont totalement bouleversé le ratio oméga-6 sur oméga-3 du régime occidental typique.

Ces dernières années, la production d’huiles végétales riches en oméga-6 (issues notamment du tournesol, du carthame et du maïs) a fortement augmenté, et l’alimentation animale est largement passée de l’herbe, riche en oméga-3, aux céréales, beaucoup plus riches en oméga-6. Résultat, la viande, les œufs et les produits laitiers que nous consommons contiennent beaucoup plus d’oméga-6 qu’à aucune autre époque de l’histoire de l’humanité.

Changer d’huile de cuisson

Or, même si les oméga-6 sont des acides gras par définition essentiels à son alimentation, l’homme a évolué pour consommer les deux types d’acides gras à parts égales. Ce qui est loin d’être le cas dans le régime occidental typique, dont le ratio oméga-6 sur oméga-3 est totalement déséquilibré : on consomme jusqu’à 16 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3.

Dans l’article établissant les résultats de son étude, l’équipe de chercheurs donne donc ce conseil : “Il est temps de replacer les acides gras oméga-3 au centre de notre alimentation, et de réduire la quantité d’oméga-6 que nous consommons, en changeant d’huile de cuisson et en mangeant davantage de poisson et moins de viande.”

Pour diminuer notre consommation d’oméga-6, il convient donc de réduire l’utilisation de certaines huiles végétales (maïs, tournesol, carthame, coton et soja) pour en privilégier d’autres : huile de pépins de raisin, de colza, de périlla, de noix ou encore de chia.

Poisson gras, produits bio et noix

Ne pas oublier non plus que les poissons gras (saumon, maquereau et thon), mais aussi les fruits de mer sont riches en oméga-3.

Mais si vraiment vous ne pouvez pas vous passer de viande et de produits laitiers, alors dirigez-vous vers des produits bio, issus de bêtes nourries à l’herbe dans le cadre d’une agriculture raisonnée. En effet, selon deux études à grande échelle publiées cette année, les produits bio contiennent environ 50% d’oméga-3 en plus par rapport aux produits de l’agriculture conventionnelle.

Enfin, les fruits à coque – plus particulièrement les noix – et les graines sont également de bonnes sources d’oméga-3. Quant aux fameux légumes à feuilles vert foncé (tels que l’épinard, le kale, le chou de Bruxelles et le cresson), même si leur teneur en oméga-3 n’est pas aussi élevée que celle des noix, ils en contiennent néanmoins en quantité non négligeable et recèlent bien d’autres avantages pour la santé. 

SourceRelaxNews
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