92% des jumelles de la Terre ne seraient pas encore nées

Les exoplanètes comparables à la Terre représenteraient aujourd’hui seulement 8% des exoplanètes que l’Univers contiendra au cours de sa longue évolution.

Les scientifiques qui scrutent le ciel pour chercher des exoplanètes depuis 20 ans, afin d’y débusquer la vie extraterrestre,mentionnent que la majeure partie des exoplanètes comparables à la Terre et situées dans la “zone habitable” de leur étoile, ne serait pas encore nées.

C’est la thèse développée dans la revue Monthly notices of the royal astronomical society, par des astronomes du Space Telescope Science Institute, aux Etats-Unis.

Seules 8% des exoplanètes rocheuses susceptibles d’abriter la vie, comme Kepler-452b découverte cette année, auraient déjà été créées, d’après eux.

Peter Behroozi et Molly S. Peeples ont mené leurs calculs théoriques à partir des données collectées par les télescopes Hubble et Kepler.  Leur équation conjugue d’abord le rythme de formation des étoiles dans l’Univers, le type d’étoile, le nombre de planètes par étoile, la probabilité qu’une de ces planètes soit rocheuse, qu’elle ait une taille proche de celle de la Terre et se trouve dans la “zone habitable” de cette étoile afin que l’eau y soit liquide en surface.

Leur calcul implique aussi la quantité de gaz et de matière disponible dans l’Univers tel que l’on le défini aujourd’hui et ils indiquent qu’il en reste environ 90% encore non utilisé.

De quoi former des myriades de galaxies, d’étoiles et d’exoplanètes, car l’Univers serait jeune, très jeune, dans la mesure où “la dernière étoile ne s’éteindra que dans 100 000 milliards d’années”  et que le Big Bang aurait eu lieu il y a seulement 13,8 milliards d’années, soit hier, explique la Nasa, relayant cette étude.

Ce petit 8% de planètes déjà formées correspondent tout de même à un milliard de cousines de la Terre présentes dans la Voie lactée, le tout multiplié par les quelque 100 milliards de galaxies pour la portion observable de l’Univers.

Le terrain de jeu des astrophysiciens et autres chercheurs s’intéressant à l’espace n’est peut-être pas illimité, mais il semble amplement suffisant pour Hubble, Kepler et les scientifiques adeptes de l’équation de Drake pour trouver des traces de vie intelligente dans le cosmos.

De plus, selon la NASA, le fait que notre civilisation apparaisse sitôt dans l’évolution de l’Univers représenterait un gros avantage:

“Les preuves observables du Big Bang, via la lumière et la radiation électromagnétique, seront effacées dans un milliard d’années en raison de l’expansion de l’espace.”

Ainsi les éventuelles civilisations qui naîtront sur les 92% d’exoplanètes encore non formées n’auront aucune idée de comment l’Univers est né et a évolué.

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