Dur coup pour la recherche d’une autre planète Terre

Kepler est un télescope spatial, lancé par la NASA, qui avait pour but de découvrir des planètes telluriques qui orbitent autour d’autres étoiles.

Lancé le 7 mars 2009 pour être placé en orbite héliocentrique, il avait été baptisé en l’honneur de l’astronome allemand du xviie siècle Johannes Kepler. Ce télescope devait scruter plus de 100.000 étoiles ressemblant à notre soleil, dans les zones situées dans les constellations du Cygne et de la Lyre.

Photographie de la zone en question

constellations du Cygne et de la Lyre.

Le quadrillage qu’il ciblait n’est que le petit point au centre de cette photo où converge les flèches.

Son chant du cygne

En fin mai 2013 il a subit une panne de deux de ses volants d’inertie qui servaient à son mécanisme de positionnement sur un point fixe dans l’espace. Il ne pouvait donc plus obtenir de nouvelles données scientifiques pour le programme d’observation et de détection. Depuis ce temps, la Nasa tentait de trouver un moyen de le réparer.

Hier on apprenait officiellement que la  NASA renonçait définitivement à réparer le télescope spatial Kepler. Charles Sobeck, vice-directeur du projet Kepler, a mentionné ceci:

“Les gyroscopes sont trop endommagés pour pouvoir contrôler le pointage dans l’espace pendant une durée prolongée”

Contrairement au télescope Hubble qu’on avait pu réparer à l’époque, Kepler n’est pas en orbite autour de la Terre, mais autour du Soleil. Il se trouve actuellement à 82 millions de kilomètres de la Terre, trop loin pour qu’une mission de réparation soit envisageable.




L’héritage de Kepler

Sur les 2036 étoiles étudiées à ce jour grâce au télescope Kepler, on a découvert 2740 planètes dont 341 de la taille de la Terre. Imaginez si nous avions pu effectuer les observations de l’ensemble des étoiles du programme initial.

Tout de même, grâce aux découvertes effectuées à ce jour, plus celles effectuées avec Kepler, des astronomes de l’Institut de technologie de Californie  ont publié en janvier 2013, un rapport d’étude indiquant que la Voie lactée contiendrait au moins une planète par étoile et que les systèmes planétaires complexes pourraient être communs autour des étoiles de notre galaxie.

Ce qui ferait un total possible d’au moins 100 à 400 milliards d’exoplanètes.  Là-dessus, on estime qu’au moins 17 milliards d’entre elles sont des planètes telluriques.

Combien d’entre elles ont de la vie, cela reste encore à découvrir et à confirmer.

 

PARTAGER

Commentaire Facebook !