Échec de la NASA dans le test d’un parachute supersonique

La NASA a procédé au test d’un énorme parachute qui servira de système de freinage d’entrée dans l’atmosphère pour les futures missions vers Mars.

Un énorme ballon gonflé à l’hélium a transporté une soucoupe pour une ascension d’environ trois heures avant de tenter de déployer le parachute. Il a décollé  vers 17 h 45 GMT d’une base militaire à Kauai à Hawaii.

Low-Density-Supersonic-DeceleratorIl s’agissait du deuxième essai sur les trois prévus de cette technologie de freinage d’entrée dans l’atmosphère appelée “Low-Density Supersonic Decelerator», ou LDSD jugée cruciale pour le succès des futures missions habitées sur la planète rouge.

Lors de la première tentative en juin 2014 le parachute s’était déchiré au tout début de la descente. La NASA a donc modifié sa conception pour ce nouveau testé

Le véhicule utilisé pour ce vol, la soucoupe volante, pesait un peu plus de trois tonnes, soit trois fois le poids des véhicules que la NASA est actuellement capable de faire atterrir sur Mars.

Le parachute LDSD, décrit par l’Agence comme le plus grand parachute jamais déployé, fait 30 mètres de diamètre. Il devait  réduire la vitesse d’entrée du véhicule de Mach 2,5 à une vitesse subsonique, ce qui apparemment n’a pas été le cas vu son ouverture partielle.

Pour ce test, le ballon a transporté la soucoupe volante et son parachute jusqu’à une altitude de 37 kilomètres au-dessus du Pacifique avant de la larguer. La soucoupe a alors été propulsée par une fusée jusqu’à près de 55 kilomètres d’altitude, à quatre fois la vitesse du son ou 4651 km/h en moins de deux minutes.

Le ralentisseur supersonique aérodynamique gonflable en forme de beigne appelé SIAD pour “Supersonic Inflatable Aerodynamic Decelerator” s’est alors normalement déployé pour freiner la descente du vaisseau jusqu’à une vitesse d’environ 2,5 fois la vitesse du son (3060 km/h) mais au dernier moment le parachute a encore connu des difficultés.

La soucoupe a été endommagée par l’impact sur l’océan mais tous les instruments à bord (les caméras et la boîte noire avec les données du vol) ont été récupérés, tout comme le parachute et l’enveloppe du ballon qui a transporté l’engin jusqu’à 37 km d’altitude pour ce test.

Dan Coatta, un ingénieur de l’Agence spatiale américaine, a indiqué lors d’une conférence télévisée que:

“Quand nous serons vraiment prêts à envoyer des vaisseaux habités sur Mars, nous saurons que ce système marchera, car cette grande mission en dépendra”

“C’est exactement la raison pour laquelle nous procédons à des tests comme celui-là”

Ian Clark, responsable scientifique de cette expérience a mentionné que:

“Nous allons récupérer et analyser toutes les données pour comprendre ce qui marche et ne marche pas, et nous allons revoir notre concept”

Mark Adler, le responsable du projet au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA, a souligné:

“Il faut comprendre ce qui s’est passé avec le parachute défaillant pour pouvoir procéder à une nouvelle modification de la conception avant le prochain test, prévu à l’été 2016”

Il a aussi estimé que la NASA devait réussir deux tests de ce parachute supersonique avant d’être certaine qu’il fonctionnera pour poser en douceur les premiers hommes qui iront sur Mars. La NASA envisage la première mission habitée sur le planète rouge à l’horizon des années 2030.

Cette nouvelle technologie de freinage est testée à très haute altitude, car les conditions y sont similaires à celles de la haute atmosphère martienne qui est de très faible densité.

De ce fait, tout parachute destiné à ralentir un vaisseau spatial lourd se déplaçant à grande vitesse devra être particulièrement résistant.

La NASA a commencé à tester cette technologie dès 1976 avec sa mission Viking qui a permis de poser deux petits robots sur Mars.

Voici la vidéo du test de la NASA

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