Facebook durcit la guerre contre les faux «j’aime»

Facebook a indiqué avoir triplé sur les six derniers mois le nombre de faux «j’aime» qu’il détecte et bloque avant qu’ils ne soient enregistrés sur des pages du réseau social.

L’annonce est faite sur l’un des blogues du groupe américain par l’un de ses ingénieurs chargé de la sécurité, H. Kerem Cevahir, qui n’indique pas précisément combien de faux «j’aime» ont ainsi été détectés.

Il assure en revanche que du fait de ses initiatives en la matière, «il est devenu extrêmement difficile pour les gens qui vendent des faux “j’aime” de vraiment tenir leurs promesses envers les clients qui les payent», et qu’un grand nombre d’entre eux ont même dû mettre la clé sous la porte.

L’achat de «j’aime» sur Facebook, ou de faux fans sur d’autres réseaux sociaux, est une manière d’augmenter de manière fictive sa popularité sur internet, une pratique qui peut s’avérer tentante pour de jeunes artistes, de petites entreprises peu connues ou des hommes politiques en campagne par exemple.

Certains vendeurs de faux «j’aime» utilisent des programmes informatiques et des robots pour créer des identités numériques fictives, ou des armées d’employés peu payés dans des «usines à clic», mais d’autres ont aussi recours à de vrais internautes, encouragés à «aimer» par des micro-rétributions ou de petits cadeaux.

Ces pratiques peuvent toutefois poser problème aux réseaux sociaux, car elles nuisent à la crédibilité de leurs statistiques d’utilisation qui jouent un rôle important pour les annonceurs publicitaires.

«Les “j’aime” créés par de faux comptes ou des gens sans intérêt réel sont mauvais pour les membres de Facebook, les publicitaires et Facebook lui-même», indique d’ailleurs le groupe sur son site.

H. Kerem Cevahir précise que quand il bloque ou supprime des «j’aime» fictifs, Facebook prévient les administrateurs des pages concernées.

«Depuis l’introduction de cette fonctionnalité en mars 2015, nous avons informé 200 000 pages que nous avions protégé leurs comptes contre les faux “j’aime”», ajoute-t-il.

Il assure toutefois que les pratiques frauduleuses ne concernent qu’une «petite fraction» de l’activité générale sur le réseau.

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