Les facteurs à l’oeuvre dans le développement cérébral de l’enfant

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Une étude a mis en lumière certains des facteurs qui peuvent améliorer les capacités cognitives dans la petite enfance, notamment la prise de suppléments nutritionnels pendant la grossesse, un environnement propice, une mère heureuse et des parents instruits.

Financée par le gouvernement canadien à travers le programme “Sauver des cerveaux” de l’organisme Grands Défis Canada, cette nouvelle étude a été conduite par un groupe international de chercheurs indonésiens, américains, britanniques et australiens.

Entre 2012 et 2014, les chercheurs ont suivi 2879 écoliers indonésiens âgés de 9 à 12 ans et dont les mères avaient toutes participé auparavant à une première étude examinant les effets de la consommation de suppléments en fer et en acide folique ou en micronutriments multiples durant leur grossesse.

Les résultats ont montré que la supplémentation en micronutriments multiples semblait avoir d’impressionnants effets bénéfiques à long terme chez les enfants, en particulier une meilleure mémoire procédurale : l’amélioration de leur score lors des tests était équivalente à celle qu’on constate après une demi-année d’école supplémentaire.

La mémoire procédurale est impliquée dans l’apprentissage de nouvelles capacités et le traitement des capacités perceptuelles, motrices et cognitives existantes. Elle joue un rôle important dans les performances scolaires de l’enfant et sa vie quotidienne.

Les facteurs socio-environnementaux plus importants que les facteurs biologiques

Les capacités associées à ce type de mémoire sont, par exemple, la conduite, la dactylographie, la lecture, l’arithmétique, la parole et la compréhension du langage.

Les chercheurs ont également suivi les enfants de mères anémiques ayant consommé des suppléments en micronutriments multiples pendant leur grossesse, et ils ont constaté que ces enfants avaient eux aussi des scores significativement plus hauts lors des tests d’intelligence générale, avec une différence comparable à celle correspondant à une année scolaire entière.

L’équipe de scientifiques a été surprise de découvrir que les facteurs biologiques (état nutritionnel de la mère pendant la grossesse, poids bas du bébé à la naissance, accouchement prématuré, faiblesse physique du nourrisson et état nutritionnel lors du suivi médical) n’étaient pas aussi fermement liés aux capacités cognitives que les facteurs socio-environnementaux évalués dans le cadre de l’étude (environnement familial propice, dépression maternelle, éducation parentale et statut socio-économique).

Ils en concluent que les programmes actuels de santé publique qui se focalisent uniquement sur l’amélioration des facteurs biologiques ne sont sans doute pas suffisants pour améliorer la cognition de l’enfant, et que ces programmes devraient inclure des éléments socio-environnementaux.

Les résultats de l’étude sont publiés dans la revue Lancet Global Health.

SourceRelaxNews
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