Pourquoi faire un sanctuaire marin dans la mer de Ross?

manchot empereur mer de ross

Ce site a été sélectionné car cette mer est parfois surnommée “le dernier océan” est considérée comme le dernier écosystème marin intact, ou quasi intact, de la planète.

La mer de Ross n’a eu que peu à souffrir de l’influence humaine. Aucune extraction minière n’y a été conduite, aucune pollution majeure ne l’a souillée, aucun scénario de décès massif “mystérieux” d’espèces, aucun poisson n’a été pêché au point de ne plus pouvoir reconstituer ses stocks…

Elle abrite 40% de la population mondiale de manchots Adélie, un quart de la population mondiale de manchots empereurs, un tiers de la population de pétrels antarctiques, des milliers de baleines de Minke, d’orques, de phoques de Weddell, de phoques crabiers ou encore de léopards des mers, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

La zone de protection dont la création a été décidée, vendredi le 21 octobre, à Hobart en Tasmanie, couvre une zone de 1,55 million de kilomètres carrés (soit une superficie plus vaste que la France, l’Italie, le Benelux, l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche réunis) et s’étend au-delà de la seule mer de Ross.

A quoi sert une AMP?

Les aires marines protégées, AMP, sont, selon la définition de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR), des zones marines dans lesquelles les ressources naturelles font l’objet d’une protection totale ou partielle.

Elles ont pour objectif de protéger les espèces marines, la biodiversité, l’habitat, les secteurs d’alimentation et les nurseries et, dans certains cas, de préserver des sites historiques et culturels.

D’autres outils peuvent être utilisés en complément de l’AMP, comme les limites de capture, les restrictions concernant les engins de pêche et la fermeture de zones de pêche.

L’AMP de la mer de Ross doit également permettre de faciliter pour les scientifiques l’étude des écosystèmes locaux et leur évolution dans le contexte de modifications climatiques planétaires.

SourceAFP
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