Kepler ramené à la vie et découverte d’une nouvelle Exoplanète

Exoplanète

Il était officiellement hors service et bon pour la casse spatiale, mais le télescope en orbite Kepler en a visiblement encore à revendre. La preuve, il a finalement repris du service et découvert une exoplanète. 

Ce satellite de la NASA avait subi une grave panne mais une équipe d’étudiants est parvenue à le remettre en état de marche.

L’agence spatiale américaine a annoncé son retour en service le 18 décembre, dans le cadre de la mission K2, pour Kepler 2.

Paul Hertz, directeur du département d’astrophysique de la NASA à Washington, mentionne que:

“L’été dernier, la possibilité d’une mission productive sur le plan scientifique pour Kepler était hors de question à cause d’une défaillance de sa roue de réaction”

“Aujourd’hui, grâce à des idées innovantes et beaucoup de travail de la part de la NASA et de l’équipe Ball Aerospace, Kepler pourrait bien avoir fourni le premier candidat pour une étude de caractérisation de l’atmosphère de mondes distants et de recherche de signature de vie”

De plus, Andrew Vanderburg, pourtant encore étudiant au centre d’astrophysique Harvard-Smithsonian, a étudié avec son équipe, des données obtenues par Kepler en février 2014 pour identifier la planète HIP 116454b. Un monde situé à 180 années-lumière de la Terre et d’un diamètre 2,5 fois supérieur au nôtre.

L’existence de cette planète a été confirmée par le télescope Galileo des Canaries. D’après les données, elle orbiterait autour d’une étoile plus petite et moins chaude que le Soleil mais elle en serait trop proche pour pouvoir abriter de la vie telle que nous la connaissons.

Au moment de la découverte, Kepler était officiellement hors service. En effet, la seconde des quatre roues de réaction du satellite était tombée en panne en mai 2013, ce qui l’empêchait de se stabiliser et donc d’effectuer des mesures de précision. C’est ce qui avait amené la NASA à s’en détourner. Certains ingénieurs et chercheurs ont pourtant refusé d’en rester là. A l’aide de la mesure de la pression de la lumière solaire sur la surface de Kepler, ils sont parvenus à obtenir une roue de réaction virtuelle et à réutiliser le satellite.

Des nouvelles découvertes grâce à Kepler et améliorer notre compréhension des mondes étrangers

Depuis son réveil en mai 2014, Kepler 2 a ainsi observé plus de 35.000 étoiles et collecté des données sur de nombreux amas d’étoiles.

Steve Howell du projet Kepler/Kepler 2, explique:

“La mission Kepler a montré que les planètes plus grandes que la Terre mais plus petites que Neptune sont communes dans la galaxie, mais elles sont pourtant absentes de notre système solaire”

“K2 a une position particulière qui pourrait lui permettre d’améliorer considérablement notre compréhension des mondes étrangers et de définir les frontières entres les planètes rocheuses comme la nôtre et les géantes gelées comme Neptune”

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