Le “bon” cholestérol pas si bon que cela

Difficile de s’y retrouver entre le “bon” cholestérol (HDL), en fait pas très bon, et le vrai “mauvais” cholestérol (LDL)… 

D’après une recherche américaine portant sur plus de 1,7 million de personnes, des taux élevés ou bas de “bon” cholestérol (HDL) sont associés à une mortalité plus élevée. Les personnes avec des taux moyens auraient moins de risque de décès prématuré.

Le cholestérol est un lipide essentiel à l’organisme, mais transporté dans le sang par deux molécules : HDL (pour High density lipoprotein) pour le ” bon ” cholestérol, et LDL (pour Low density lipoprotein) pour le “mauvais” cholestérol.

Le “mauvais” cholestérol est accusé de réduire le diamètre des artères, et donc de favoriser des maladies cardiovasculaires.

À l’inverse, le “bon” cholestérol est généralement présenté comme bénéfique à la santé de notre cœur et de nos vaisseaux. Une opinion qui ne fait plus vraiment l’unanimité…

Dans une nouvelle étude parue dans le Clinical Journal of the American Society of Nephrology, des chercheurs ont voulu analyser la relation entre les taux de “bon” cholestérol et le risque de décès. Pour cela, ils ont étudié les niveaux de cholestérol HDL chez plus de 1,7 million d’hommes (des vétérans américains) qui ont été suivis pendant environ neuf ans.

Par rapport au groupe qui avait les taux de cholestérol HDL les plus bas (moins de 25 mg/dL), ceux qui avaient des niveaux de cholestérol intermédiaire (entre 25 et 50 mg/dL) étaient ceux qui avaient le risque de décès le plus faible.

La relation entre les niveaux de cholestérol HDL et la mortalité suivait une courbe en U : le risque de décès augmentait avec de bas taux de “bon” cholestérol mais aussi avec des taux élevés.

Dans un communiqué de la Washington University (Saint-Louis, États-Unis), Ziyad Al-Aly, auteur de cette recherche, a expliqué que ces résultats l’avait surpris : “Auparavant, on pensait que des taux élevés de bon cholestérol étaient bénéfiques.

La relation entre l’augmentation des taux de cholestérol HDL et la mort précoce est inattendue et encore pas tout à fait claire. Cela nécessitera une étude plus approfondie”. Il ajoute que ces données peuvent expliquer pourquoi les essais cliniques visant à augmenter les taux de “bon” cholestérol n’ont pas donné de bons résultats.

D’autres travaux ont mis en doute les soi-disant bénéfices du “bon” cholestérol. Ainsi, une étude de 2012 parue dans The Lancet montrait que des taux élevés de cholestérol HDL n’étaient pas forcément synonymes de bonne santé cardiovasculaire.

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