Les populations de poissons au bord du gouffre

À cause de la surpêche et la pollution, le nombre de poissons de la planète a chuté de plus de la moitié depuis 45 ans.

Les stocks de certaines espèces commerciales comme le thon, le maquereau et la bonite sont dans un état particulièrement précaire : ils auraient chuté de près de 75 %.

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) estime que les stocks de poisson sont au bord du gouffre. Marco Lambertini, le directeur général de l’organisme, a déclaré que la mauvaise gestion des stocks les mène vers l’effondrement.

« Il y a une diminution massive des espèces qui sont critiques à la fois pour l’écosystème des océans et pour la sécurité alimentaire de milliards de gens. Les océans sont résilients, mais il y a des limites! »

Le rapport, que vous pouvez consulter ici, conclut que les populations de poissons, de mammifères marins, d’oiseaux et de reptiles ont diminué de 49 % de 1970 à 2012. Pour les seuls poissons, cette diminution est de 50 %.

Ken Norris, le directeur de la science à la Société zoologique de Londres, a affirmé que:

« Ce rapport laisse supposer que des milliards d’animaux ont disparu des océans de mon vivant. C’est un héritage terrible et dangereux à laisser à nos petits-enfants! »

Il y a aussi les dommages aux récifs de corail et aux mangroves, qui sont des milieux nourriciers pour bien des poissons, aggravent le problème posé par la surpêche.

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Au cours des 30 dernières années, plus de la moitié des coraux ont été détruits. Les projections sur les décennies à venir suggèrent qu’en 2050, si la température augmente toujours au rythme actuel, l’océan sera trop chaud pour les récifs coralliens. D’autres facteurs ont contribué au déclin, comme le développement côtier, la pollution et les changements climatiques.

L’océan pâtit aussi de la pollution par les plastiques : 250.000 tonnes de morceaux de plastique flotteraient ainsi sur les océans et 8 millions de tonnes de plastiques regagneraient l’océan chaque année.

Comme si ces éléments ne serait pas suffisants, les flottilles de pêche de la planète sont trop imposantes. La faute en reviendrait aux pouvoirs publics qui leur accordent des subventions variant de 18 à 46 milliards par année.

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Les gouvernements doivent adopter des objectifs de développement durable et s’engager à mettre fin à la surpêche et aux méthodes de pêche destructrices.

Mais est-ce qu’ils le feront suffisamment tôt ou uniquement lorsqu’il sera trop tard?

Maintenant que nous réserve l’avenir

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