Un manque de vitamine D augmente le risque de cancer de la vessie

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Des chercheurs ont constaté que le manque de vitamine D pouvait accroître le risque de développer un cancer de la vessie.  

Sur les 7 études passées au peigne fin, les chercheurs de l’université de Warwick ont observé, dans cinq d’entre elles, un risque accru de cancer de la vessie chez les participants (entre 112 et 125 patients) présentant un taux bas de vitamines D.  Leurs travaux ont été présentés à la conférence annuelle de la “Society of endocrinology” à Brighton.

Des études précédentes ont montré l’importance de la vitamine D, impliquée dans la prévention des maladies cardiovasculaires, le déclin cognitif, les maladies auto-immunes et le cancer.

Produite par l’exposition au soleil, la vitamine D aide à fixer le calcium. Dans l’alimentation, on peut la trouver dans les poissons gras (saumon, thon, sardines, maquereaux) et le jaune d’oeuf.

Pour aller plus loin, les chercheurs ont cherché à comprendre si les cellules de la vessie pouvaient activer et répondre à la vitamine D, qui à son tour peut stimuler les défenses immunitaires. D’après les résultats, il y a bien une communication qui s’établit entre la vessie et la vitamine D.

Selon l’auteur principal de l’étude, Rosemary Bland, ce phénomène est important dans la mesure où  le système immunitaire peut jouer un rôle dans la prévention de cancer en identifiant des cellules anormales avant qu’elles ne se développent.

Ces résultats devront être confirmés par des études cliniques mais les chercheurs voient dans cette découverte une piste “bon marché et sûre” dans la prévention du cancer.

Même si l’alimentation reste marginale en apport en vitamine D (20%), choisir certains types d’ingrédients peut aider à booster son taux. On misera sur l’huile de foie de morue, le saumon (entre 6 et 23 µg pour 100g), la truite (11 µg pour 100g), le hareng (7 µg pour 100g), le jaune d’oeuf (de 2 à 3,2 µg selon sa cuisson), le lait (3 µg pour 250 ml), le foie de veau (2,5 µg pour 100g), les boissons au soja (2,125 µg pour 250 ml), le thon en conserve (1,2 µg pour 100g), les champignons de Paris cuits (1,18 µg pour 100g).

Les supplémentations en vitamine D sont le plus fréquemment données par les médecins sous forme d’ampoules, de gélules ou de comprimés dont la prise est à renouveler au bout de 6 mois. Le taux souhaitable se situe entre 40 à 45 ng/ml (100 à 112,5 nmol/l). Pour être plus efficace, l’apport en vitamine D doit être continu.

En France, 8 personnes sur 10 sont carencées et au Canada environ 32 % des personnes ont une concentration sanguine inférieure à un niveau suffisant pour le maintien de la santé des os et 10 % souffrent carrément de carence.

NB: Santé Canada indique que les individus qui ont besoin de suppléments additionnels afin d’obtenir le niveau optimal de vitamine D peuvent augmenter « l’apport maximal tolérable » à 2 000 UI, en toute sécurité, sans supervision médicale. Par contre, la prise de doses supérieures doit être sous supervision médicale.

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