Montréal a une bonne idée pour faire fuir les gens

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La ville de Montréal toujours soif d’argent et pour la combler, elle risque d’implanter une autre méthode qui fera encore plus fuir  les gens de la ville et des artères commerciales et ce, au bénéfice des banlieues et des grands centres commerciaux.

C’est l’idée d’implanter la tarification dynamique du stationnement. Elle consiste à faire varier le coût selon l’offre et la demande. Par exemple, une place dans le centre -ville ou encore dans le quartier des spectacles pourrait varier selon l’heure et son achalandage. Le coût horaire pourrait être de 50 cents le matin, 3$ en après-midi et 5$ le soir ou encore, selon la rareté des places libres.

Selon Daniel Bouchard, responsable des transports au Conseil régional de l’environnement de Montréal, les tarifs seraient aussi ajustés à la hausse ou à la baisse pendant l’année. «L’objectif est de toujours avoir une case de stationnement disponible de chaque côté d’un tronçon de rue. La ville de Montréal lance ainsi le signal aux automobilistes qu’ils seront toujours les bienvenus à condition de payer le juste prix pour leur espace de stationnement».

Pour expliquer l’intérêt de la ville pour ce type de tarification, on cite l’exemple du district de  Westwood Village à Los Angeles. «Depuis la mise en place de la tarification modulée, le temps d’immobilisation des autos est divisé par deux, le nombre de passagers par auto est plus important et le temps de recherche d’une place libre est quasiment tombé à zéro»

De plus Pierre Lalumière, , directeur des communications de Stationnement de Montréal mentionne que:  «Utiliser la tarification dynamique c’est s’assurer que le prix est assez élevé pour créer de la disponibilité, mais ça ne signifie pas forcément la hausse générale des tarifs. Dans certains secteurs ça augmenterait, dans d’autres ça baisserait»,

Donc en clair, si nous traduisons bien l’intention de la ville, les tarifs seront juste assez élevés pour avoir moins de gens et de voitures à Montréal et en plus, on pourra soutirer plus d’argent à ceux qui y viendraient.

Pierre Lalumière, indique tout de même qu’implanter ce genre de mesure peut être assez coûteux,  car les parcomètres actuels n’e sont pas capable de mesurer le taux d’utilisation des places dans chaque secteur. Il faudrait installer un capteur sous l’asphalte comme à San Francisco ou encore un système de reconnaissance de plaques. «En Californie, ce projet a coûté 20 M$. Il y a aussi l’option des algorithmes, utilisée à Seattle, qui est moins coûteuse mais aussi moins précise».

Réal Ménard, responsable du transport au comité exécutif, précise que la tarification dynamique fait partie des options figurant dans une politique du stationnement actuellement en préparation.

Je vous rappelle que la ville de Montréal a engrangé en 2012 plus de 220 millions de dollars grâce aux stationnements.  De plus, du côté des transports en commun, un individu provenant de l’extérieur de l’île, débourse plus de $230 par mois pour venir y travailler en transport en commun et ce, en tenant compte de tous les incitatifs et prélèvements fiscales de toutes natures.

Actuellement, Montréal est la deuxième ville au Canada où il en coûte le plus cher pour se stationner. Avec cette nouvelle mesure elle atteindra facilement la première place d’où il sera extrêmement difficile de la déloger.

C’est une autre façon de Montréal de nous souhaiter la bienvenue et attirer les gens afin de stimuler son économie !

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