New York, Londres et Shangai et d’autres villes en danger

Le Groupe d’experts international sur l’évolution du climat (Giec) doit publier son cinquième rapport sur le réchauffement climatique.

Certains extraits ont fait l’objet de fuite dans les médias américains incluant le prestigieux  New York Times qui s’est procuré une version.

Le CIEC y mentionne que qui le niveau des eaux pourrait augmenter de 90 centimètres d’ici 2100.

 “Il est hautement probable que l’influence humaine sur le climat soit responsable de plus de la moitié de la montée des températures à la surface du globe entre 1951 et 2010”

 «Il y a un degré élevé de confiance pour dire que cela a engendré le réchauffement des eaux océaniques, fait fondre la neige et la glace, et fait monter les océans»

Ainsi cette hausse inéluctable du niveau de la mer aura des conséquences pour l’ensemble de l’humanité mettant en danger certaines villes comme New-York, Londres, Shanghai, Sydney, Venise ou encore Miami.

De plus, le climatologue américain Michael Mann a fait cette déclaration:

«Les scientifiques sont de plus en plus persuadés, comme le montrent des indications scientifiques de plus en plus solides, que nous sommes principalement responsables, non seulement du réchauffement de la planète, mais aussi des nombreuses conséquences que nous constatons déjà comme des inondations plus importantes, des feux de forêts plus ravageurs, une fonte record des glaces et des vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses»

Ces conclusions inscrites dans le document sont plus alarmantes que celles du précédent rapport remontant à 2007, mais il pourrait être largement amendé d’ici la fin septembre suite à la réunion du groupe avec les responsables politiques qui doit se tenir avant la fin du mois de septembre afin de l’approuver avant sa publication officielle. Donc, à l’issue des discussions, les conclusions finales du cinquième rapport pourraient certainement être largement différentes.

Michael Mann, le directeur du Centre des science de la Terre à l’Université de Pennsylvanie aux Etats-Unis, dit craindre que la version finale soit plus édulcorée:

«Les scientifiques qui participent à l’élaboration du rapport du GIEC pourraient craindre, s’ils sont trop brutaux quant aux impacts futurs du réchauffement, de déchaîner les attaques des climato-sceptiques»

«Je pense que ces pressions, couplées à la réticence naturelle des scientifiques à tirer des conclusions trop tranchées, font que le rapport final du GIEC pourrait minimiser le facteur humain dans le changement climatique».

Le porte-parole du GIEC, Jonathan Lynn, a expliqué dans un communiqué que:

«le projet de rapport sera probablement modifié pour prendre en compte des commentaires des différents pays reçus ces dernières semaines et sera examiné par des représentants gouvernementaux et des scientifiques lors d’une réunion de quatre jours fin septembre avant d’être approuv黫Il est donc prématuré de tirer des conclusions de ce projet de rapport»

Christopher Field, un chercheur à la Carnegie Institution for Science qui avait participé à de précédents rapports du GIEC, a mentionné ceci au  New York Times :

«Je pense que le GIEC a la tradition d’être très conservateur car il a l’ambition d’être exact»

Autres constats énoncés dans le rapport:

  • les glaciers ont fondu plus rapidement entre 1993-2009 qu’entre 1971-2009;
  • la couche de glace du Groenland a diminué six fois plus rapidement entre 2002-2011 qu’entre 1992-2001;
  • la couche de glace de l’Antarctique a diminué cinq fois plus vite entre 2002-2011 qu’entre 1992-2001;
  • le niveau de la mer a augmenté de 3,2 millimètres par année entre 1993 et 2010. Il augmentait de 1,7 millimètre par année entre 1901 et 2010;
  • la couche de glace de l’Arctique a diminué au rythme de 3,5 % à 4,1 % par décennie entre 1979 et 2012;
  • les 30 dernières années ont probablement été la période la plus chaude depuis 800 ans.
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