Nouveau record pour la fonte de l’Arctique

La fonte de la glace dans l’Arctique frappe un nouveau record et pourrait avoir des conséquences importantes sur l’écosystème du nord et même sur régions situées plus au sud, selon les scientifiques.

Selon Julienne Stroeve, du Centre américain de données sur la neige et la glace, la formation de glace de mer arctique semble être terminée pour cette année, bien qu’il puisse encore y en avoir à quelques endroits précis.

La glace de mer arctique diminue d’environ 5 % chaque dix ans. Son étendue maximale cette année est plus d’un million de kilomètres carrés en deçà de la moyenne des 30 dernières années – soit un rétrécissement d’environ 7 %. C’est aussi 1 % de moins que le dernier creux record de l’hiver, enregistré en 2011.

De plus, les scientifiques ont remarqué que l’étendue de la glace atteint désormais son niveau maximal plus tôt dans l’année et que la fonte s’amorce aussi plus rapidement.

Mme Stroeve a affirmé que ce nouveau record s’expliquait par le mouvement des eaux de la mer de Barents, au nord de la Russie, comme c’est généralement le cas les années de très bas niveau de glaces marines. Les chercheurs de l’organisation américaine ne mesurent toutefois pas l’épaisseur de la glace – un facteur crucial pour déterminer la rapidité de la fonte.

Mais Mme Stroeve a fait valoir que des études récentes effectuées par satellite et par sous-marin suggèrent que son épaisseur a diminué considérablement, passant de 3,6 mètres dans les années 1970 à 1,25 mètre de nos jours.

Ces changements affecteront nécessairement l’écosystème et les communautés résidant sur les côtes de l’Arctique, qui auront moins de temps pour pêcher et chasser sur les zones glacées.

Certains scientifiques font même un lien entre la fonte des glaces dans le nord et les perturbations climatiques au sud. Ils avancent que l’écart de température plus restreint entre le nord et le sud affecte les courants marins. Cette théorie est toutefois encore débattue par les experts, selon Mme Stroeve.

« Il y a beaucoup de variations; c’est difficile d’expliquer ces changements de température par ce qui se passe en Arctique. Mais ça ne veut pas dire que le lien n’existe pas », a-t-elle conclu.

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