Pluton révèle une riche variété de couleurs

Des zones sombres et rouges de l’équateur aux régions brillantes et bleues situées aux latitudes élevées, la planète naine présente une palette très riche.

Silvia Protopapa, de l’université du Maryland, mentionne que:

“Nous savions que la surface de Pluton est hétérogène grâce aux données que nous avions concernant le sol de la planète, mais j’ai été stupéfaite de voir de telles couleurs spectaculaires et une aussi grande diversité géologique”

Elle cosigne cette première étude publiée dans une revue scientifique depuis le vol historique rapproché de la planète naine par la sonde américaine le 14 juillet 2015.

Les équipes scientifiques ont déjà largement rendu publics les résultats des observations, au fur et à mesure qu’ils reçoivent les images et données transmises par New Horizons qui s’éloigne de Pluton et s’enfonce dans la ceinture de Kiuper.

Vu la masse d’informations collectées, la transmission devrait durer plusieurs mois.

Pour déterminer si la diversité des couleurs est due à la composition des sols, les chercheurs ont analysé les données transmises par un spectromètre captant les images proches de l’infrarouge, qui permettent de cartographier la composition de la surface de Pluton et de ses cinq lunes.

Le méthane, le monoxyde de carbone, l’azote et la glace d’eau ainsi que d’autres matériaux, dont des composants organiques, absorbent les rayons de la lumière proches de l’infrarouge, ce qui permet au spectromètre de New Horizons de les détecter.

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Les régions se situant dans les plus hautes latitudes contiennent de la glace de méthane et de monoxyde de carbone, qui explique leur couleur bleue, brillante.

Sur l’équateur, où ces glaces sont absentes, le rouge foncé domine ce qui indique la présence de composants organiques appelés tholines. Ils résultent de l’irradiation d’un mélange de méthane, d’azote et de monoxyde de carbone.

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Le spectromètre de la sonde a également révélé un grand nombre de petites zones de glace d’eau exposées à la surface.

Cette découverte ne figure pas dans les résultats publiés, mais avait été annoncée la semaine dernière par la Nasa ainsi que le fait que le ciel de Pluton est bleu.

Les auteurs de l’étude envisagent de comparer les données recueillies par New Horizons avec celles collectées par des instruments terrestres et des télescopes spatiaux à différents moments de l’orbite de Pluton afin d’obtenir une image plus complète des mécanismes complexes qui façonnent sa surface.

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