Le racket Adblock Plus pour toucher une part des redevances publicitaires

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Vous ne le saviez peut-être pas mais depuis un certain temps déjà les éditeurs de presse et de sites web doivent payer une cote afin que des logiciels comme Adblock Plus autorisent la diffusion de publicité.

Adblock Plus et ses partenaires vont en effet toucher un pourcentage sur les revenus générés par la vente de publicités et demandent une commission pouvant aller jusqu’à  30% du prix de l’annonce.

C’est sous le couvert de vouloir protéger les internautes et de ne permettre l’affichage que de publicité dites  “acceptables” selon leurs critères, ces derniers exigent que les éditeurs paient sinon les revenus publicitaires seront  interdits d’affichage  grâce au module Adblock installé sur les navigateurs.  

Couteau sous la gorge, certains géants du web, comme  Google, Amazon et Microsoft, n’ont pas hésité à payer. C’est le Financial Times qui avait révélé qu’ils auraient consenti à payer 30% des revenus générés par le déblocage. Les sommes réelles qu’ils versent n’ont jamais été publiées mais on se doute que cela doit être faramineux. 

Adobe et Pagefair ont estimé à presque 22 milliards de dollars la perte globale de revenus publicitaires causée par les logiciels de type Adblock en 2015.

L’éditeur de Adblock Plus ne s’en cache pas et indique clairement sur son site que les grandes entreprises doivent payer une redevance afin que leurs publicités ne puissent être bloquées et qu’elles soient affichés sans encombre.

De grands journaux comme le New York Times n’ ont certainement pas accepté de payer car ces publications sont sur la liste noire de Adblock Plus.

Pour n’en nommer que quelques- uns,  Le Figaro,  Le Parisien et L’express interdisent l’accès à leur site pour les utilisateurs de logiciel comme Adblock.  Lorsque vous tentez de lire leurs publications, ils indiquent clairement aux utilisateurs d’Adblock qu’ils doivent le désactiver afin d’accéder aux contenus ou de payer un abonnement. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg..   

Est-ce à dire que la mise ne page et les publications contenues dans ces journaux ne sont pas acceptables? Pour Adblock, elles ne le sont pas acceptables ou encore est-ce le refus de payer?   

Axel Springer, éditeur du tabloïd allemand Bild,  est l’un des rares à avoir clairement dit que c’est carrément du racket de la part d’Adblock.

«À l’évidence, il s’agit pour l’éditeur d’Adblock de mettre la main sur une partie de l’argent de la pub»

Eyeo, l’entreprise chapeautant Adblock a rétorqué en indiquant qu’elle préférait y voir:

«Une chance d’innovation pour l’industrie de la publicité et d’offrir quelque chose de mieux»

Saviez vous que le racket est ce que le code pénal Canadien nomme « Extorsion » ? Le racketteur exige de sa victime de l’argent en la menaçant de représailles. Il fait généralement usage  de menaces ou de chantage. En France, l’article 312-1 du Code Pénal indique que l’extorsion est le fait d’obtenir par menace ou contrainte, soit une signature, un engagement, une renonciation ou la remise de fonds, de valeurs ou d’un bien quelconque. Toujours en France, ce crime est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende.

Voici une citation extraite du film Le Parrain:

I’m gonna make him an offer he can’t refuse.

Ce qui est triste dans tout cela, est que les internautes qui utilisent les produits de types Adblock, participent à ce racket, sans s’en rendre compte. 

De plus, en utilisant ces produits, les internautes privent systématiquement les éditeurs de revenus servant à payer les employés comme les journalistes, les développeurs, les infographistes, etc. 

Il est important de rappeler que les contenus publiés sur les sites n’appartiennent pas aux internautes n’y aux bloqueurs de pubs mais bel et bien aux éditeurs. Au même titre que de télécharger un film ou une pièce musicale sans payer, en utilisant des logiciels de type Adblock, les internautes consomment illégalement les publications en supprimant, volontairement ou non, la source de revenu des sites consultés. 

AdBlock Plus se sert définitivement de ses utilisateurs et de la situation pour faire payer les médias sous la contrainte. 

Le but ultime de cet article n’est pas d’imputer la faute à 100% sur les internautes, mais de soulever à quel point nous en sommes rendus et à quel point les éditeurs des logiciels comme Adblock Plus ont un agenda très mercantile et ne disent pas tout aux utilisateurs.

Nous vous laissons donc réfléchir à tout cela.

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