Le Canada espionne ses citoyens sur les réseaux sociaux

Et oui, notre gouvernement aussi amasse une tonne de données sur nos échanges et informations que nous laissons sur les réseaux sociaux !

Mme Chantal Bernier, Commissaire à la protection de la vie privée du Canada, une haute fonctionnaire relevant du parlement canadien, a exhorté aujourd’hui dans un rapport formel que le gouvernement à mettre un terme à la pratique de certains ministères qui puisent sans raison sur les réseaux sociaux, de grandes quantités de renseignements personnels de Canadiens.

Ces renseignements, souvent aspirés automatiquement, nécessiteraient, selon le rapport de cette responsable, d’être retenus uniquement si une menace était identifiée.

Nous sommes d’avis que les ministères ne devraient pas accéder aux renseignements personnels sur des sites de médias sociaux, à moins qu’ils puissent démontrer un lien direct avec une activité gouvernementale légitime

Dans son rapport présenté au parlement, Mme Bernier a souligné que la capacité technique en matière de surveillance avait «augmenté en flèche» ces dernières années, au moment où les Canadiens diffusent beaucoup d’informations sur leur vie privée sur des sites populaires comme Facebook, LinkedIn, Twitter, etc… .

L’information de sources ouvertes comme celles que l’on retrouve sur les sites de réseautage social est balayée électroniquement et a le potentiel de devenir la principale source de renseignement

Le fait que des renseignements personnels soient accessibles sur internet ne leur enlève pas leur caractère personnel

Le potentiel d’atteinte à la vie privée dans ce nouveau contexte est tel qu’il exige une protection privée proportionnelle

Le rapport recommande la mise en place de garde-fous à la collecte, l’utilisation et la diffusion «des produits du renseignement reposant sur l’utilisation de sources en ligne et de sites de réseaux sociaux».

Il demande aussi un renforcement de la surveillance des activités du Service canadien du renseignement de sécurité (contre-espionnage) et du Centre de la sécurité des télécommunications du Canada (espionnage électronique).

Il propose enfin une modernisation de la loi sur les renseignements personnels, qui n’a fait l’objet d’aucune réforme majeure depuis son adoption en 1983.

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