Ressources de la Terre: l’humanité vie toujours à crédit

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Le “jour du dépassement”, ou “overshoot day” en anglais, survient de plus en plus tôt, signe d’une consommation de plus en plus décalée par rapport aux ressources disponibles.

En 2016 il est intervenu le 8 août, en 2015 le 17 août, rappelle dans un communiqué, l’ONG, basée en Californie, qui dresse ce bilan tous les ans, rectifiant parfois légèrement, rétrospectivement, les dates annoncées des années précédentes en raison de progrès dans sa méthodologie et de mises à jour des données.

En 1970, le “jour du dépassement» n’était survenu que le 23 décembre. Mais depuis, sa date n’a cessé de régresser: le 3 novembre en 1980, le 13 octobre en 1990, le 4 octobre en 2000, le 3 septembre en 2005, le 28 août en 2010.

Pierre Cannet, responsable énergie/climat au WWF France,  souligne que:

“il aura fallu moins de huit mois à l’humanité pour consommer toutes les ressources naturelles renouvelables que la Terre peut produire en un an», déplore Global Footprint Network, “une indication claire que le processus d’épuisement des ressources naturelles s’accélère”.

“Cela illustre le rythme incroyable et non durable du développement mondial”.

“Nous sommes sur une mauvaise pente. D’ici à 2030, on risque d’arriver à une surconsommation en juin”.

Selon Global Footprint Network, il faudrait 1,6 planète pour subvenir aux besoins actuels de l’humanité.

L’ONG prend notamment en compte pour ses calculs, l’empreinte carbone, les ressources consommées pour la pêche, l’élevage, les cultures, la construction ainsi que l’eau.

En 2030, si les émissions mondiales de gaz carbonique (CO2) ne diminuent pas, la population mondiale aura englouti son budget écologique dès le 28 juin. En revanche, si nous réduisons nos émissions de CO2 de 30% par rapport à leur niveau actuel, le jour du dépassement sera reculé au 16 septembre, selon l’ONG.

earth_squeezeL’objectif de la prochaine conférence mondiale, qui se réunira à Paris en décembre prochain, aura pour but de trouver un plan afin de:

“Réduire les émissions de carbone ce qui permettrait non seulement de ralentir le réchauffement du climat mais aussi de “réduire l’empreinte écologique à l’échelle mondiale”.

“La réduction de la demande humaine de ressources naturelles représenterait la première chance sérieuse de réduire le déficit écologique qui croît irrémédiablement depuis les années 1970”.

Les différents groupes environnementaux ont beaucoup d’espoir, mais à l’heure actuelle pratiquement aucun geste concret n’a été posé afin que l’Homme utilise les ressources de façon intelligente. Au contraire, on entend surtout les gouvernements, les entreprises ainsi que les analystes financiers se plaindre de la baisse des profits et des PIB. C’est l’argent et les profits à court terme qui semblent gérer les initiatives avant toute autre considération humaine ou environnementale.

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