Sauter les repas augmente le risque cardio-vasculaire

dejeuner repas du matin

Des chercheurs ont passé nos habitudes alimentaires à la loupe et ont démontré pour une deuxième fois que sauter un repas, grignoter et ne respecter aucun horaire augmentait le risque cardiovasculaire.  

Nos habitudes alimentaires ont changé en l’espace de 40 ans et la règle des trois repas quotidiens n’est plus toujours de vigueur. Or, planifier ses repas, ses en-cas et s’abstenir de sauter le petit déjeuner sont autant de saines mesures alimentaires à instaurer pour réduire tout risque de diabète, de maladie cardiaque et d’obésité.  

C’est ce qui ressort d’une affirmation scientifique publiée dans l’American Heart Association.

Une équipe de chercheurs de la Columbia University de New York, a encore démontré que l’heure des repas et leur fréquence est tout aussi importante que ce que l’on mange. Nos habitudes alimentaires sont en effet liées à des facteurs de risques et marqueurs biologiques tels que l’hypertension artérielle, l’obésité et la résistance à l’insuline.

Les scientifiques se sont notamment intéressés au petit déjeuner qui, de tous les repas, est celui a le plus pâti de nos changements de modes de vie.

Après avoir compilé les diffrentes études déjà menés sur le sujet depuis 1970, les chercheurs ont indiqué que celles et ceux qui s’y adonnaient quotidiennement étaient moins susceptibles d’avoir des taux de cholestérol et de tension artérielle élevés au contraire de ceux qui s’en passaient. Les 20 à 30% de personnes n’ayant pas le temps de petit déjeuner et adeptes du grignotage tout au long de la journée étaient plus à risque de prendre du poids, de devenir obèse, d’avoir un diabète et un infarctus.

“L’heure des repas peut affecter la santé en raison de son impact sur l’horloge interne de l’organisme. Les études animales montrent que les animaux nourris à un moment d’inactivité, comme lorsqu’ils dorment, voient leur horloge interne réinitialisée d’une façon qui peut modifier le métabolisme nutritionnel, résultant d’une plus forte prise de poids, d’une insulinorésistance et d’une inflammation. Toutefois, des travaux complémentaires nécessiteraient d’être menés sur les humains avant que cela ne soit établi comme un fait”, explique Marie-Pierre St-Onge, auteure principale de cette étude.

L’équipe a également montré un lien entre le jeûne occasionnel, soit de temps en temps, ou 1 à 2 fois par semaine, et la perte de poids, au moins à court terme.  

Enfin, ses résultats indiquent que dîner tardivement pourrait augmenter le risque cardiovasculaire, même si des investigations supplémentaires méritent d’être menées.

Les auteurs de cette étude recommandent de manger avec attention et de planifier à la fois l’heure des repas et leurs contenus pour “lutter contre l’alimentation émotionnelle” qui nous pousse à manger, même sans faim.

Une étude sérieuse du Harvard School of Public Health (HSPH), avait prouvé que le déjeuner est important pour une bonne santé. Les chercheurs avait alors constaté que les hommes qui ont régulièrement sauté le petit déjeuner avait un risque de 27% plus élevé de crise cardiaque ou de décès par maladie coronarienne que ceux qui ont mangé un repas du matin. 

Les scientifiques avait analysé les données alimentaires et les résultats sur la santé de 1992 à 2008 auprès de 26 902 professionnels de la santé masculins âgés de 45 à 82 ans. Au cours de l’étude, 1 572 des hommes ont eu des événements cardiaques. Cette étude avait été publié en 2013dans le même magazine Circulation de  l’American Heart Association.

Même après avoir tenu compte du régime alimentaire, de l’activité physique, du tabagisme et d’autres facteurs liés au mode de vie, l’association entre le saut des repas en avant midi et les maladies cardiaques a persisté dans tous les résultats.

Voici les liens des deux études en format PDF : Harvard School of Public Health et celle de American Heart Association

SourceRelaxNews
PARTAGER

Commentaire Facebook !