Des substances toxiques dans la majorité des couches pour bébés

couches pour bébés test

Une étude revèle que des substances “à la toxicité suspectée ou avérée” ont été retrouvées dans la majorité des couches-culottes pour bébés. 

Des composés organiques volatils (COV) irritants et neurotoxiques comme le toluène ou le styrène sont présents dans 75% des produits testés. Les teneurs sont inférieures aux seuils réglementaires, mais ces seuils ont été définis en cas d’inhalation: “il n’y a pas aujourd’hui d’évaluation du risque pour le cas de couches appliquées directement sur la peau, toute la journée”, souligne Victoire N’Sondé, auteure de l’enquête.

Les “Baby Dry” de Pampers, marque de commerce de Procter & Gamble, contiennent des traces de deux autres pesticides classés cancérigènes possibles, ainsi que de dioxines et furanes, soupçonnés de perturber le système hormonal, selon l’analyse de 60 Millions de consommateurs.

Fait à noter, un modèle de couche pourtant estampillées “Ecologique”, recèle en plus des traces de l’herbicide glyphosate, irritant et cancérigène probable, et d’hydrocarbures toxiques, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). 

Les substances toxiques découvertes sont présentes “à l’état de résidus” et “en dessous des seuils fixés par la réglementation”, quand de tels seuils existent. Mais, les nourrissons étant “particulièrement sensibles aux substances toxiques, le principe de précaution doit prévaloir” et “tout résidu soupçonné de risques toxiques doit être écarté des couches pour bébé”, d’autant que les bébés sont déjà exposés à ces substances via leurs jouets ou l’alimentation.

Les fabriquants n’ont aucune raison valable d’avoir des produits toxiques dans les couches pour bébés, d’autant plus que deux marques testées par la magazine montrent que cet objectif est atteignable.

Les couches-culottes sont essentiellement composées de cellulose (une fibre issue du bois), d’un film et d’un gel absorbant en matière plastique. Les substances toxiques pourraient provenir des solvants et des procédés chimiques employés lors de la fabrication, des produits servant à blanchir la cellulose ou encore des pesticides utilisés pour cultiver les céréales dont est issu l’amidon présent dans certains modèles, avance le magazine.

Sur l’ensemble des couches testées, y compris des produits étiquetés “écologiques”, plus de 80% contiennent au moins une substance indésirable, déplore le mensuel 60 Millions de consommateurs dans son numéro de février 2017.

Au nom des consommateurs et des enfants, les éditeurs réclame une “tolérance zéro” pour ces composés dans les produits pour bébés.

PARTAGER

Commentaire Facebook !