Un recul des bénéfices moins élévé chez IBM

Le groupe informatique américain IBM, qui cherche à se réinventer en mettant l’accent sur des créneaux porteurs du marché, a été plus rentable que prévu en début d’année mais son chiffre d’affaires a encore reculé, pour le douzième trimestre consécutif.

«Big Blue» a annoncé lundi un bénéfice de 2,3 milliards de dollars pour le premier trimestre, en baisse de 2,4% sur un an.

Son bénéfice par action hors éléments exceptionnels, la référence pour Wall Street, a toutefois dépassé de 9 cents la prévision moyenne des analystes, à 2,91 dollars.

Le chiffre d’affaires a baissé pour sa part de 11,9% à 19,59 milliards de dollars. Le marché avait anticipé ce nouveau recul, mais s’attendait à ce qu’il soit moins marqué avec 19,73 milliards espérés en moyenne.

Le directeur financier, Martin Schroeter, a précisé lors d’une téléconférence explicative avec des analystes que les taux de changes défavorables avaient pesé à hauteur de 8% sur les revenus du trimestre, et rappelé que les cessions du groupe, qui tente de se recentrer sur des activités à marges plus élevées, pesaient également sur sa croissance.

Pour l’ensemble de l’année, le groupe a confirmé sa prévision d’un bénéfice annuel entre 15,75 et 16,50 dollars par action.

L’action IBM, qui avait terminé la séance à la Bourse de New York en hausse de plus de 3% avant la publication des résultats, prenait 0,44% supplémentaires à 166,89 dollars vers 16h50, dans les échanges électroniques suivant la clôture.

Amélioration des marges

La direction d’IBM a malgré tout affirmé lundi que le groupe était sur la bonne voie, mettant en particulier en avant une croissance de 20% des revenus dans les «impératifs stratégiques», qui recouvrent entre autres les services de «cloud», dématérialisés en ligne, ainsi que les activités d’analyse de données.

En excluant les effets de change et les cessions d’actifs, le groupe évoque même une croissance de 30% dans ces activités clés.

«Le taux de croissance pour nos impératifs stratégiques a accéléré», s’est félicitée dans un communiqué la PDG Ginni Rometty, pour qui «l’accent mis sur une meilleure valeur, à travers une transformation du portefeuille et de l’investissement dans des parties clés de l’activité, a continué à soutenir l’amélioration des marges».

«Les mesures que nous prenons pour réinventer nos activités, nos innovations (…) commencent à payer», a aussi affirmé Martin Schroeter.

«La transformation (…) continue non seulement à un rythme très rapide, mais aussi au rythme nécessaire pour rester en pointe dans l’informatique d’entreprise», a-t-il aussi assuré.

IBM s’était notamment fixé fin février l’objectif d’atteindre 40 milliards de dollars de chiffre d’affaires d’ici 2018 dans des secteurs jugés porteurs comme l’informatique dématérialisée (cloud), l’analyse de données, le mobile et la sécurité.

Cela passe par la réorientation de milliards de dollars d’investissements vers ces créneaux stratégiques.

Le groupe a ainsi annoncé le mois dernier son intention d’investir 3 milliards de dollars sur quatre ans dans une nouvelle division consacrée aux applications pour les objets connectés à internet, en plein essor. Il veut notamment proposer à ses clients des outils pour mieux analyser et utiliser les volumes importants de données collectées par ces objets.

Et la semaine dernière, IBM a lancé une offensive dans le domaine de la santé, avec l’annonce d’une nouvelle plateforme de partage et d’analyse de données pour les médecins, les chercheurs et les assureurs s’appuyant sur les capacités de son super-ordinateur Watson, ainsi que d’une première série de partenariats avec le groupe informatique Apple, le groupe pharmaceutique Johnson & Johnson et le fabricant d’appareillages médicaux Medtronic.

PARTAGER

Commentaire Facebook !